fr / eng


site web

dossier de presse (pdf)
Musée d'Orsay - Paris (2007)

Muses d’Orsay répond à une commande du musée d’Orsay où il s’agissait de photographier les employés du musée dans leur lieu de travail. Le musée d’Orsay abritant la collection nationale des œuvres du XIXe siècle, j’ai proposé à chacun de se photographier lui-même avec un déclencheur à poire comme à l’époque. Chacun a eu droit à 10 prises de vue, c’est-à-dire une pellicule. Chacun a choisi quand et comment il souhaitait se photographier. Chacun est devenu un artiste le temps de la prise de vue et assume ainsi une responsabilité face à sa propre image.



Muses d'Orsay





Muses d'Orsay



Toutes les photographies ont en commun un énigmatique «personnage»: un fil blanc, tour à tour tendu, emmêlé, bougé, évident ou ne se laissant découvrir qu’à la seconde lecture. Pour qui ignore qu’il fait le lien entre l’appareil photographique et la poire, dissimulée dans la main du «modèle» qui va déclencher, selon son bon vouloir, d’une simple pression, il reste intriguant. Pour figurer les personnels du musée, dans leur diversité, Rip Hopkins a mis en place un dispositif à la fois ludique et rigoureux. Au photographe la fonction de définir le cadre, la lumière, et donc la composition et la chromie. Au «sujet» le choix de l’instant (mais pas sa durée, donnée technique). Au final, un album de famille à la fois amusé et sérieux pour une série de «vrais-faux autoportraits» auquel le bâtiment – et surtout ses coulisses – sert de cadre et d’écrin. À tel point que l’ensemble devient également un «portrait» d’Orsay qui privilégie les espaces non visibles, propices à la mise en scène, à la théâtralité, au sourire, à la surprise et au sérieux. Avec jubilation.

© Christian Caujolle / Panini 2006

18 photographies 40x50cm avec Marie-Louise